TERRITOIRE(S) EN COURS / TERRITORY IN PROGRESS

Sculpture partagée, argile crue, 2m x 2m x 50cm, 2021.

Avec les élèves de la classe UP2A du Lycée Blaise Pascal de Forbach et les jeunes du centre social du Wiesberg.

Le travail de Camille Chastant tourne autour de l’espace habité, la façon dont nous l’occupons par notre identité, nos objets, nos habitudes et nos repères. Camille questionne ce rapport à l’espace mais aussi au territoire et aux cadres qu’il impose. Quelles sont les limites de notre attachement à ces cadres ? Que se passe t-il lorsque nous décidons d’en sortir ? De quoi avons-nous besoin pour retrouver nos repères hors de de ce territoire ? 

Ce sont ces questions qui ont été abordées avec le groupe de participants de décembre à février. Camille leur a présenté son travail, la thématique du projet et les a questionné sur ce qui composait leur « chez eux ». L’objectif a été d’imaginer avec eux ce déplacement, qui a été vécu récemment pour certains, et de se centrer sur les points de repères nécessaires à notre inscription dans un nouvel espace. L’Homme est en perpétuelle migration, nous nous sommes toujours déplacés mais avons à chaque fois redéfini un territoire et avec lui de nouveaux repères, il s’agissait là de savoir quels étaient les repères de Yessim, Nadjim, Waël, Salowa, Greta, Salman, Hassan, Arif, Rumen, Klendji, Taha, Geri, Serxhio, Yvan, Fadowa et Samia. 

Ensemble, ils ont sculpté ce qui représente selon eux, ce sentiment du « chez soi », et ont placé leurs sculptures sur une grande carte topographique du territoire de Forbach modelée par Camille. Cette carte reflète, sur un moment donné et sur un groupe d’individu, la multiplicité des identités dont la région est composée. 

L’exposition rassemble le travail réalisé pendant les ateliers mais présente également les pièces de Camille Chastant, faisant écho à cette appropriation de l’espace, dont une série débutée pour l’occasion. 

Florence Jousset, directrice artistique de l'espace d'art cotemporain Castel Coucou, Forbach.

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Ce projet a eu le soutien de la DRAC Grand Est, de l’ANCT et du département de la Moselle. 
Il a été réalisé en partenariat avec le Lycée Blaise Pascal et l’ASBH, dans le cadre du Festival Migrations.